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L'acné, qu'elle soit juvénile ou tardive est une maladie essentiellement liée aux variations hormonales de l'adolescence ou du cycle féminin. Mais quel est exactement ce lien, et comment arriver à "réguler" ces hormones responsables des boutons disgracieux ?

Le point dans notre article.

Hormones et acné : mécanismes de l'acné

L’acné est une maladie de la glande sébacée (glande située à coté des poils et qui sécrète une substance grasse : le sébum) qui concerne ¼ de la population.

L'acné a plusieurs causes parmi lesquelles on peut citer :

  • La génétique : il est fréquent d'avoir des antécédents familiaux d'acné. Dans ces cas, l'acné est souvent plus difficile à traiter car on ne peut pas encore influer sur la génétique.
  • Le stress : l'acné n'est pas une maladie due au stress, mais il est validé que le stress est un facteur déclencheur des poussées d'acné. Le stress provoque en effet la libération par les cellules nerveuses en grand nombre dans la peau de substance P ce qui a pour effet de stimuler la production de sébum par les glandes sébacées.
  • Les hormones : l'acné est une maladie où l'influence hormonale est prépondérante. Ces dernières engendrent la séborrhée qui enclenche l'acné.

Acné hormonale : quelles hormones entrent en jeu ?

L'activité des hormones peut causer une poussée d'acné ou une augmentation du nombre de lésions.

Hormones de la puberté

À la puberté, les hormones :

  • stimulent fortement la production de sébum par les glandes sébacées ;
  • concourent aux inflammations sous forme de boutons ou autres papules.

Ces désordres hormonaux liés à la puberté rentrent dans l’ordre à la fin de celle-ci et petit à petit l'acné a tendance à disparaître.

Hormones et acné tardive

À l'âge adulte, on pourra observer une acné tardive due en général à une surproduction d'hormones mâles ou hyperandrogénisme qui se manifestera par :

  • un excès de pilosité sur le corps ;
  • une perte des cheveux ;
  • un troubles des règles (arrêt ou irrégularité) chez la femme.

Les hormones qui ont les effets les plus marqués sur les glandes sébacées sont les hormones masculines dites androgènes. Elles sont sécrétées par l'homme et la femme, mais leur taux est plus élevé dans l'organisme masculin.

Acné et hormones : le cas de la contraception

On peut observer une résurgence de l'acné après un changement de contraception :

  • mise en place d'un stérilet hormoné contenant des progestatifs ;
  • pose d'un implant sous la peau ;
  • patch au norelgestromine ;
  • anneau vaginal à l'étonogestrel ;
  • changement de pilule : ce sont les progestatifs contenus dans les pilules qui sont potentiellement acnéigènes : gestodene, desogestrel, norgestrel, levonorgestrel, norgestrienone, norethisterone, lynestrenol, etc.).

Toute apparition d'acné après la mise en place d'une nouvelle contraception doit encourager à consulter son médecin ou gynécologue.

Que faire contre l'acné hormonale ?

Afin de détecter un hyperandrogénisme, notamment chez la femme, on pourra procéder à quelques examens tels que :

  • un bilan hormonal (testostéronémie, SDHEA) ;
  • une échographie abdominale à la recherche par exemple de kystes sur les ovaires, appelé syndrome des "ovaires polykystiques".

Afin de réguler ses hormones et ainsi son acné, on pourra recourir à la pilule et ce même sans attendre d'avoir une activité sexuelle :

  • En effet, de nombreuses pilules peuvent améliorer l'acné, et cela dépend de leur composition en œstrogènes et en progestérone.
  • Pour simplifier, celles qui contiennent un progestatif puissant vont plutôt favoriser l'acné. Au contraire, celles qui sont plus œstrogéniques auront tendance à améliorer l'acné.

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