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Le syndrome SAPHO, aussi appelé ostéomyélite multifocale chronique récidivante ou encore spondylarthrite hyperostosante pustulo-psoriasique, correspond à un ensemble de symptômes qui forment son acronyme. Ces symptômes sont : la présence d'une synovite, d'acné, de pustulose, d'hyperostose et d’ostéite.

Il s'agit d'une maladie inflammatoire pouvant être très invalidante. Une composante génétique est suggérée.

Le point dans notre article.

Syndrome SAPHO: quels symptômes ?

Le syndrome SAPHO désigne un ensemble de symptômes, qui regroupés en tout ou partie peuvent faire évoquer le diagnostic. Ces différents symptômes peuvent toucher la peau, les articulations et le squelette. Ils peuvent être présents en même temps ou de façon successive. L'ensemble des symptômes ne doit pas forcément être présent pour poser le diagnostic.

On pourra ainsi retrouver :

  • une synovite, c'est-à-dire une inflammation de l'enveloppe et du liquide situé autour d'une articulation ;
  • une acné, le plus souvent importante ;
  • une pustulose palmo-plantaire, c'est-à-dire de petites cloques, remplies de pus situées sur les paumes des mains et les plantes des pieds ;
  • une hyperostose, un développement anormal de certaines portions d'os, pouvant entraîner des déformations ou des douleurs, notamment au niveau du bassin, du sternum, de la clavicule ou de la mâchoire ;
  • une ostéite, entraînant des douleurs osseuses localisées ou diffuses, de type inflammatoire.

D'autres pathologies sont fréquemment associées aux symptômes caractérisant le syndrome SAPHO, notamment des maladies inflammatoires digestives, telles que la maladie de Crohn, ou encore la rectocolite hémorragique.

Causes du syndrome SAPHO

Cause inflammatoire d'origine indéterminée

La cause du syndrome SAPHO est aujourd'hui mal connue.

Certaines pistes de recherche évoquent une origine infectieuse ou génétique, ou le plus souvent une origine multi-factorielle, c'est-à-dire résultant de la combinaison de l'exposition à plusieurs causes.

Très peu de malades aujourd'hui diagnostiqués

Le syndrome SAPHO toucherait moins d'une personne sur 10 000 mais il est possible, compte tenu de l'éventail des symptômes présents et de leur hétérogénéité, qu'un grand nombre de patients souffrent d'un retard au diagnostic, ou d'une errance diagnostique.

En effet, le diagnostic est difficile et il n'existe aucun test pouvant permettre de le poser de manière certaine. Le médecin réalisera le diagnostic à la lumière de certains symptômes spécifiques du syndrome SAPHO. C'est pourquoi il est indispensable de communiquer à tous les professionnels de santé rencontrés l'ensemble de vos antécédents.

Syndrome SAPHO : traitement et pronostic

Le syndrome SAPHO présente une évolution différente selon les personnes. Il peut évoluer très lentement, et ne laisser que peu de conséquences handicapantes. Chez certaines personnes, il peut au contraire évoluer rapidement et être invalidant au long cours ensuite.

Le syndrome SAPHO est une maladie chronique, elle doit donc être prise en charge dans la durée. Dans certains cas, elle peut voir son évolution s'arrêter au cours des années.

De nombreuses options thérapeutiques sont possibles, associant notamment des médicaments anti-inflammatoires à la kinésithérapie et aux différents traitements antidouleurs. Ces thérapeutiques seront adaptées aux symptômes et à l'évolution de la maladie.

Le syndrome SAPHO étant une maladie chronique, un suivi et une surveillance rapprochés seront nécessaires afin d'adapter au mieux les traitements et de limiter les répercussions de la maladie.